À Ankara, le bureau de direction se construit autour du protocole public
Une grande partie des bureaux de direction d'Ankara appartient à une institution publique, ce qui distingue leur aménagement de celui d'un bureau de dirigeant dans le secteur privé. Le drapeau turc, le portrait d'Atatürk et le fanion ou l'emblème de l'institution y sont obligatoires, et leur emplacement est fixé par l'usage. Le rôle de la conception est d'éviter qu'ils aient l'air d'avoir été accrochés au mur après coup. La bonne approche consiste à prévoir dès le départ le drapeau et le portrait comme partie intégrante de la composition derrière le bureau : le découpage du mur du fond, l'alignement des joints de revêtement et l'orientation de l'éclairage sont dessinés pour les accueillir. Ce même mur est aussi la surface que voit la caméra — à Ankara, déclarations à la presse, diffusions internes et visioconférences font partie du quotidien des bureaux de direction. Dans la plupart des projets, l'ordonnancement exigé par le protocole et l'arrière-plan exigé par la caméra entrent en conflit ; les résoudre sur le même mur est l'apport le plus concret de la conception.
- Drapeau, portrait et fanion intègrent dès le départ la composition du mur du fond
- Ordonnancement protocolaire et arrière-plan caméra résolus ensemble sur le même mur
- Joints de revêtement, découpage des panneaux et éclairage alignés sur ces éléments
- Disposition des sièges des visiteurs et du protocole pensée par rapport au bureau
- Identité institutionnelle : un langage mesuré, durable, qui ne suscite pas de débat sur l'usage des fonds publics





